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L'Echec N'est Pas une Fin

Il est tombé. Ça aurait pu être la fin mais ce ne fut qu’un point-virgule. Il n’avait pas choisi l’échec, il l’avait traversé. Comme une tempête, comme un tunnel. Sans lumière au bout, au début. Il pensait avoir tout perdu : son emploi, sa confiance, ses repères. Pourtant, lentement, quelque chose a recommencé à bouger.


J’ai vu ces histoires. Je les ai entendues. Je les ai parfois portées. Parce que j’ai, moi aussi connu les bords du chemin. Ces endroits où l’on se sent de trop, inutile, transparent. Et puis un jour, une main, une structure, une rencontre. Parfois un conseiller ou une conseillère, souvent un humain, avant tout. Quelqu’un qui ne juge pas, qui écoute. Quelqu’un qui dit : « Tu vaux encore quelque chose. »



Il y a en France des lieux où l’on peut reconstruire. Pas toujours parfaits, souvent débordés mais bien réels. Des missions locales, des structures d’insertion, des ateliers, des formations. Des conseillers, des formateurs, des travailleurs sociaux, des accompagnants. Tous portés par l’idée que personne ne devrait être laissé sur le bord.


Je me forme à ce métier. Parce que je crois à la deuxième chance. À la troisième aussi, s’il le faut. Parce que derrière chaque parcours cabossé, il y a une richesse. Une force discrète. Une expérience. Et qu’il faut parfois un traducteur pour la rendre lisible aux autres.


Fatou, 19 ans, avait quitté l’école à 16 ans. Elle se croyait nulle, bonne à rien. On lui avait dit qu’elle ne ferait rien de sa vie. Une école de la deuxième chance lui a redonné confiance. Aujourd’hui, elle s’épanouit dans un métier où elle prend soin des autres.


Luc, 45 ans, a craqué après vingt ans dans le BTP. Un burn-out. Plus de sens, plus d’envie. Il pensait ne plus servir à rien. Un chantier d’insertion l’a remis sur les rails. Il transmet maintenant son savoir-faire à des jeunes en difficulté.


Nina, 32 ans, mère isolée, sans soutien, sans réseau. Une conseillère a pris le temps de l’écouter, de comprendre ses contraintes. Une formation, un stage, un emploi. Et surtout : de la fierté retrouvée.


Ces histoires ne sont pas des miracles. Ce sont des preuves. Des illustrations de ce qui devient possible quand on est accompagné, sans être infantilisé. Quand on retrouve une direction, même vague. Quand on sort de la honte pour entrer dans le possible.


Ce que je veux apporter dans ce futur métier, c’est cela. La capacité à marcher aux côtés de l’autre sans imposer le pas. À écouter, à encourager, à ouvrir. Parfois, cela commence par peu : un café, un sourire, un rendez-vous tenu. Puis viennent les démarches, les diagnostics, les partenariats, les passerelles. Il y a des outils, bien sûr. Mais surtout, il y a des gens. Des gens qui croient encore. Qui voient au-delà des CV vides ou troués, des regards fuyants, des silences.


Et puis il y a ce moment. Ce petit déclic. Ce jour où la personne accompagnée arrive avec un projet, même minuscule. Ce jour où elle dit : « J’ai pensé à un truc… » Là, on sait que quelque chose a repris. Pas toujours de façon linéaire. Il y aura des rechutes, des doutes, des retours en arrière. Mais on avance.


On avance parce que c’est un droit de se relever. Ce n’est pas une faveur. Ce n’est pas réservé aux plus forts. Se relever, c’est un droit. Et pour cela, il faut un environnement, un regard, une société qui permette de ne pas s’enliser. L’échec ne doit pas être une disqualification. Il doit devenir un point d’appui. Une expérience à partir de laquelle on reconstruit autrement. C’est ce que je veux porter. C’est ce que je veux être : un compagnon de route, un catalyseur, un éclaireur parfois. Pas un sauveur. Juste une présence fiable.


L’insertion, ce n’est pas une baguette magique. C’est un chemin, souvent chaotique, mais possible. Il n’y a pas un modèle unique, pas une seule bonne réponse. Chacun avance comme il peut avec ce qu’il est. Mon rôle, demain, ce sera de rendre la route un peu plus praticable.


Alors non, ce n’est pas fini. Pour personne. Ce n’est pas une fin. Ce n’est jamais une fin. C’est un tournant, peut-être. Un virage, une bifurcation. Mais ce n’est jamais la dernière page.


Et si vous êtes tombé, sachez-le : on peut toujours écrire la suite.


Christophe PIEDNOIR

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Christophe PIEDNOIR

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