La Fatigue Mentale, entre Illusion et Réalité
- piednoir
- 7 mars 2025
- 2 min de lecture
Ce vendredi après-midi, je suis fatigué, épuisé. Et pourtant, rien de spécial n’explique cet état. Ah oui, peut-être ces levers matinaux, ces nuits entrecoupées, ce stress en quantité modérée... mais est-ce suffisant pour justifier cette lassitude profonde ?
Faut-il s’écouter ? Oui et non. Oui, je vais m'écouter en me reposant une heure sur le canapé histoire de recharger un peu les batteries. Mais quant au reste ? La fatigue mentale, ce manque d'envie soudain, cette tête qui refuse de coopérer... non, je ne vais pas me laisser dominer par cela. Il est primordial de se rappeler que nos pensées ne sont pas des faits. Ce que ma tête me souffle, ce qu’elle me fait croire n'est pas toujours la réalité. Alors je choisis de ne pas l'écouter aveuglément mais plutôt d'observer son mouvement.
Car je le sais : ma tête peut me tromper. Elle peut amplifier, déformer, noircir. Alors je suis prudent. Que se passe-t-il ? Qu'est-ce que je ressens ? Qu'est-ce que je me dis ? Ce sont les fondamentaux d'Aaron Beck, psychiatre et fondateur de la thérapie cognitive. Observer ses pensées, les remettre en question et décider de ne pas leur accorder un pouvoir absolu.
C’est un combat quotidien. Mais c’est aussi une expérience universelle. Qui n'a jamais ressenti ce poids invisible, ce brouillard mental qui alourdit les épaules sans raison apparente ? Ce matin, vous étiez plein d'entrain et voilà que l’après-midi vous cloue sur place, sans énergie, sans motivation.
Il y a cette phrase que j’aime me répéter : « Ce n'est pas parce que tu ressens quelque chose que cela signifie que c'est vrai. » Nos émotions fluctuent, nos pensées sont volatiles. Certaines sont là pour nous protéger, d’autres nous manipulent. Mais nous avons le choix. Le choix de les suivre aveuglément ou de les observer comme des nuages qui traversent le ciel.
Alors, comment fait-on quand la lassitude s'installe, quand la fatigue nous submerge ou quand la tête nous joue des tours ?
On respire. On s’accorde un instant de pause sans culpabilité. On bouge, on va marcher, on s’hydrate, on change de perspective. On parle, si possible. On écrit si cela aide.
On se rappelle que tout passe, que rien n’est figé, et que demain sera un autre jour.
Cet article n'est pas qu'une histoire personnelle. C'est un miroir tendu à tous ceux qui un jour ou un autre peuvent ressentir cette fatigue pesante, ce doute insidieux. Il n'y a pas de solution magique mais il y a une vérité simple : nous avons toujours le choix de notre regard sur les choses.
Prenons en soin.
Christophe PIEDNOIR
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