Le Travail, C'est la Santé ?
- piednoir
- 13 mars 2025
- 2 min de lecture
J’observe. Je vois. J’écoute.
Chaque jour, des millions de corps se lèvent, mécaniques, lestés d’obligations et de responsabilités. La sonnerie d’un réveil, un café avalé trop vite, une route familière, un badge scanné. Un quotidien qui rassure, un rythme qui use. Le travail, c’est la santé.
On nous l’a dit, répété, martelé. Mais est-ce vrai ?

Le mythe d’une vertu absolue
On grandit bercé par ce dogme : le travail structure, donne un sens, forge la dignité. Travailler, c’est exister. Travailler, c’est être utile. Travailler, c’est être reconnu.
Et pourtant.
J’ai vu des soignants aux mains tremblantes d’épuisement, des ouvriers brisés par la répétition, des cadres rongés par l’anxiété. J’ai vu des travailleurs perdre leur santé au nom d’un salaire, d’un statut, d’une loyauté dévorante. Quand l’outil libère autant qu’il enferme, quand la passion devient asservissement, quand l’engagement se transforme en sacrifice, où se cache la promesse de bien-être ?
Un poison distillé en remède
On vante les bienfaits du travail : il stimule, il équilibre, il intègre. Mais que devient-il lorsqu’il aliène ? Quand il broie l’enthousiasme sous la charge ? Quand il enferme dans une identité figée, au point d’effacer tout le reste ?
La maladie professionnelle, le burn-out, le stress chronique ne sont pas des fatalités. Ce sont des symptômes. Des signaux d’alarme ignorés par un système qui sacralise la productivité au détriment de l’humain.
Alors, faut-il cesser de travailler ? Bien sûr que non. Mais peut-être faut-il réapprendre à le faire.
Réinventer le rapport au travail
Le travail n’est pas l’ennemi. Ce qui l’est, c’est la dérive. L’illusion qu’il est l’alpha et l’oméga de l’existence et qu’il définit une valeur intrinsèque. Il est temps d’interroger cette mécanique.
Les jeunes générations, les reconvertis, les désillusionnés du CDI, les travailleurs en quête de sens secouent le modèle. Ils veulent autre chose : plus de souplesse, plus d’équilibre, plus d’écoute. Ils refusent l’injonction de souffrir pour mériter, de s’oublier pour exister.
Vers une réconciliation
Je parle en tant qu’ex-professionnel de santé, témoin des corps abîmés par le labeur. Et en tant que futur conseiller en insertion professionnelle, je vois aussi le manque, l’exclusion, la souffrance d’être hors-jeu. Le travail peut être toxique. Mais il peut aussi être un vecteur de reconstruction. Une chance, un levier, un espace de création.
L’urgence, c’est de le replacer à sa juste place. Ni fardeau, ni raison de vivre unique. Un équilibre à ajuster, une ressource à apprivoiser. Alors, le travail, c’est la santé ? Parfois oui. Parfois non. Tout dépend de l’histoire qu’on écrit avec lui.
📢 Et vous, où en êtes-vous avec votre travail ? Prison ou passion ? Toxicité ou équilibre ? Partagez votre expérience, votre regard. Construisons ensemble une autre façon de voir le travail. ✨
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