Soucie Toi de L'Approbation des Autres Et Tu Seras leur Prisonnier
- piednoir
- 19 janv. 2025
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 25 janv. 2025
Il y a plusieurs années, dans mon parcours de développement personnel, un maître m’enseignait ceci : « Soucie toi de l'approbation des autres et tu seras leur prisonnier. » Cette phrase impactante et pleine de sagesse m’a marqué durablement. Après toutes ces années, elle m’accompagne encore et revient souvent à mon esprit dans les situations les plus anodines.

Ce dimanche matin, comme chaque semaine je me rends à la boulangerie pour acheter mon pain. Rien d’extraordinaire, si ce n'est ma tenue : décontractée, en tongs, malgré l’hiver. Quelle tenue ! Et alors ? Que risque je vraiment ? D’être regardé, jugé, peut-être même critiqué en silence par quelques passants ? Peu importe.
Ce moment me rappelle que la quête constante d’approbation est une forme d’emprisonnement. Pourtant, avec le temps et les enseignements d’un autre maître, j’ai appris à nuancer cette idée. Oui, « soucie-toi de l’approbation des autres et tu seras leur prisonnier » est une vérité mais ce n’est pas toujours juste. Parfois, il est bon de se soucier de l’opinion des autres. Tout est une question d’équilibre. Il n’y a pas de réponse vraie.
L’approbation : poison ou bénédiction ?
Dans la société, l’approbation est une monnaie d’échange. Elle nourrit nos relations, construit des liens et favorise la collaboration. Sans un minimum de souci pour le regard des autres, il est difficile de s’intégrer, d’appartenir à une communauté ou de réussir certains projets collectifs. Par exemple, écouter les critiques constructives de ses collègues ou de ses proches peut nous aider à progresser. Ignorer totalement ce que les autres pensent serait un acte d’isolement.
Cependant, la ligne est fine entre un souci sain de l’opinion d’autrui et une dépendance émotionnelle destructrice. Lorsque chaque décision, chaque geste est dicté par la peur de déplaire, on s’éloigne de soi-même. Cette quête d’approbation peut devenir un carcan, nous enfermant dans un rôle qui n’est pas le nôtre.
Trouver l’équilibre
Comment, alors, trouver un équilibre entre le respect de soi et l’écoute des autres ? Pour moi, cela passe par une exploration personnelle et des réflexions sur mes propres valeurs. Voici quelques pistes qui m’aident à naviguer entre ces deux réalités :
Clarifier ses priorités personnelles : Avant de chercher l’approbation des autres, il est essentiel de comprendre ce que nous voulons vraiment. Quelles sont vos valeurs fondamentales ? Qu’est-ce qui compte le plus pour vous ? Une fois que ces éléments sont clairs, il devient plus facile de faire des choix alignés avec soi-même.
Différencier les critiques constructives des jugements inutiles : Tout le monde aura une opinion mais toutes ne méritent pas votre attention. Apprenez à distinguer les critiques qui peuvent vous faire grandir de celles qui reflètent uniquement les insécurités ou les préjugés des autres.
Accepter de déplaire : Cela peut paraître difficile, mais apprendre à déplaire est une étape cruciale vers la liberté personnelle. Vous ne pouvez pas plaire à tout le monde et ce n’est pas grave. Ce qui compte, c’est de rester fidèle à vous-même.
Pratiquer l’auto-compassion : Lorsque vous ressentez de l’anxiété à l’idée d’être jugé, rappelez vous que vous êtes humain. Parlez vous avec douceur et bienveillance, comme vous le feriez avec un ami proche.
Revenir à l’instant présent : Souvent, la peur du jugement des autres est ancrée dans des scénarios imaginaires. Revenir à l’instant présent—respirer, observer ce qui vous entoure—peut aider à désamorcer ces peurs.
Le courage d’être soi
Ce dimanche en tongs, j’ai choisi d’être pleinement moi-même, sans me soucier des regards. Ce petit acte, en apparence anodin est en fait un geste de rébellion contre l’emprise du jugement social. Mais ce n’est pas toujours aussi simple. Dans des situations plus complexes, lorsqu’il s’agit de prendre une décision importante ou de s’affirmer face à des proches, le poids du regard des autres peut être plus lourd à porter.
Malgré tout, j’ai appris que chaque pas vers l’authenticité est une victoire. Chaque fois que vous choisissez de vivre selon vos propres règles, vous vous rapprochez un peu plus de votre essence véritable. Ce chemin demande du courage, mais il est éminemment libérateur.

Une vérité personnelle
« Soucie-toi de l’approbation des autres et tu seras leur prisonnier. » Cette phrase continue de guider ma vie mais je l’accompagne d’une nuance importante : il ne s’agit pas de rejeter complètement le regard des autres mais de le remettre à sa juste place. L’équilibre est la clef. En étant à l’écoute de vous-même tout en restant ouvert aux autres, vous pouvez trouver un chemin qui allie liberté et connexion.
Alors, la prochaine fois que vous vous trouverez face à un dilemme—être vous-même ou plaire aux autres—rappelez-vous : la vie est trop courte pour être vécue dans une prison construite par le regard des autres. Soyez authentique, soyez libre, et surtout, soyez fier de qui vous êtes.
🔆 Christophe PIEDNOIR
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